Résultat, condamnée à 15 ans de prison, elle en fera 12. "Pendant ces 12 ans d'incarcération, elle n'a pas reçu un mandat, pas une thune... Moi j'étais trop jeune, je pouvais pas". Sauf pour Noël où Axel, enfant, envoie quelques cigarettes, du chocolat. "Quand elle a tué Fabrice Marie, cela a cassé quelque chose en moi. J'ai déraillé et j'ai été placé en foyer pour jeunes délinquants". Il voit sa mère au parloir pendant les vacances scolaires. "Elle était contente de me voir mais il fallait éviter le sujet Fabrice Marie. Moi j'avais une haine pas possible pour lui, je lui disais moi je suis fier que tu l'aies tué. Elle n'était pas contente que je dise ça, elle était encore amoureuse de lui". Quand elle sort de prison en 2007, Axel ne peut pas voir sa mère puisqu'il purge une peine de prison pour violences aggravées. "Pendant toute mon incarcération, elle m'envoyait toutes les semaines 2 lettres et avant, on se téléphonait au moins une fois par semaine". Sorti le 6 juin 2009 de prison, il n'aura donc pas eu l'occasion de voir sa maman avant sa disparition le 19 septembre dernier. Sur son blog, il indique : "J'étais sans nouvelle de ma mère fin août car on s'était disputés (...) Les 3 personne responsables de cette acte immonde vont le payer très très cher".
"Elle découvre sa mère assassiné et connaîtra la même fin tragique"
Régine réside dans un foyer à Mont-de-Marsan quand elle rencontre l'homme à l'origine de sa disparation. Elle le suit par amour à Romagnat. "Moi j'étais dans les Landes quand elle a déménagé vers Clermont-Ferrand, explique Axel. Je l'ai jamais vu mais il était comme tous les autres. Comme ma mère touchait la cotorep à cause de son hépatite C, les mecs profitaient de son argent". Une vie d'errance démarrée par une enfance difficile.
"Son père s'appelait Raymond, explique Axel. Elle est partie à 18 ans pour s'installer avec mon père". Le jeune couple vient un jour rendre visite à la mère de Régine qui est prostituée. "Ils l'ont trouvé morte au bout d'une table, tuée par un coup de poing au ventre qui a provoqué une hémorragie interne". Celle qui découvre sa mère assassinée connaîtra donc finalement la même fin tragique. Quant au père de Régine, "c'est une véritable saloperie", selon Axel. "Il l'a jamais aidé, développe-t-il. Le frère de son père avait ouvert des livrets d'épargne pour les 4 enfants Régine, Valérie, Thierry et Patrick. Sur le livret de ma mère, il y avait l'équivalent de 1500 euros mais, la veille de ses 18 ans, son père a pris tout l'argent. Ça se fait pas. Et il ne s'est jamais occupé d'elle. Au procès, il l'a complètement enfoncée". La mère de Régine n'aurait pas non plus été à la hauteur. "Elle a enfermé les enfants dans une pièce et a ouvert la bonbonne de gaz. Les pompiers ont dû venir les sauver... Elle était folle". Selon Axel, Régine grandit donc dans une école tenue par des soeurs avant de s'occuper de personnes handicapés quand elle ne vit pas dans la rue dans la marginalité.
"Elle était très gentille avec moi quand je la voyais. Câline même. Elle me disait toujours qu'elle m'aimait", confie-t-il. Axel a aussi une s½ur que Régine a eu avec Fabrice Marie. "J'ai perdu son adresse. Les problèmes me suivent, on m'a volé mon portefeuille", s'excuse-t-il. Carlie, 13 ans, née en 1996, l'année où Régine a tué Fabrice. "J'avais 10 ans". Quant au nouveau compagnon de sa mère à l'origine de sa disparition, il lui a parlé quelquefois au téléphone. "Pour moi, c'est de la vermine. Il profitait de ma mère. Elle avait le chic pour attirer ces gens-là". Axel s'est d'ailleurs déjà constitué partie civile pour avoir accès au dossier. "Le commissaire du SRPJ de Clermont-Ferrand m'a dit que l'ancien compagnon de ma mère est passé aux aveux. Les deux autres, le père et l'ami du compagnon se renvoient la balle, les enquêteurs ne savent pas encore pour eux". Ce qu'il attend avec impatience, c'est de voir les photos. "Toute personne a le droit de voir une dernière fois son parent ou un proche qui est décédé... Ne serait-ce que pour l'embrasser ! Je ne pourrais même pas. On a le droit au bonheur quand même !" Après 4 ans dans la rue à faire la manche tous les jours, Axel a l'impression que sa famille est maudite. "Je viens d'être condamné à 100 euros d'amende pour parloir sauvage... Mais vie pouvait reprendre son cours quand j'aurais payé l'amende... Mais là !" Plongé dans la souffrance, Axel avoue qu'aujourd'hui, il passe de longues heures chez lui. "J'ai du mal à voir les gens continuer à mener leur petite vie". je vous mais le liens si vous voulait luire ce que jai racontéé au journaliste http://www.modergnat.fr/index.php/2009/11/13/298-exclusif-femme-decoupee-son-fils-raconte

